Alimentation, biochimie et hormones au service du bonheur

-par Jocelyna Dubuc, présidente, Spa Eastman

Étrange chemin que celui de la Vie… Être bousculé dans nos certitudes peut parfois nous amener là où on n’aurait jamais pensé aller! C’est aussi ça la beauté de la Vie.

Quelle aventure que cet Art de l’alimentation… Êtes-vous de ceux qui, après être passés du « fast food » au végane en trois ans, réalisez tout à coup que ce n’est peut-être pas la solution pour vous? Qu’il vous faudrait peut-être introduire des protéines animales comme le poisson?

Ou encore êtes-vous de ceux qui avez découvert, après trois ans de cette nouvelle forme d’alimentation, que vous ne vous sentez pas aussi bien que ça et qu’il y a des symptômes qui reviennent : perte d’énergie, réapparition de petites douleurs faussement associées au fait de vieillir, troubles du sommeil, oublis plus fréquents…

Une bascule salutaire

Après, avoir été végétarienne durant 25 ans, ma rencontre avec les travaux du Dr Barry Sears, en 1995, est venue faire basculer ma façon de percevoir l’Art de s’alimenter que je pratiquais à l’époque. Moi qui étais toujours portée par ma préoccupation de donner à ce grand laboratoire qu’est mon corps tout ce dont il a besoin pour bien fonctionner, j’ai réalisé que malgré tout ce que je savais, j’en savais beaucoup moins que je ne le croyais…

Le Dr Sears nous invitait à associer tous nos états d’être, d’âme et de corps, à l’étroite relation qui existe dans le rapport entre les protéines, les lipides et les glucides que nous consommons via notre alimentation. Si ce rapport est débalancé, admettons que nous consommions trop sucre, nos hormones vont automatiquement se dérégler et, aux finales, on ne se sentira pas bien du tout.

Biochimie et bonheur? Oui!

Dit simplement, notre corps est un vaste laboratoire où se produisent des millions de réactions biochimiques. Le rapport entre les protéines, les lipides et les glucides que nous consommons est essentiel pour que toutes ces réactions se produisent de façon optimale. C’est cette valse biochimique bien orchestrée qui nous permettra d’être en forme, d’être dans la « zone »  comme nous dit le Dr Sears; d’être dans cet espace où tout coule de source, où on ne sait pas trop pourquoi, mais on se sent vraiment bien!

Être sur son X

Vous connaissez ce fameux feeling d’être sur son X, ce moment fugace qui laisse des traces et qui nous fait en redemander? Certains y arrivent par la méditation, d’autres par la course, d’autres par la musique et en lisant le livre du Dr Sears, j’ai compris qu’on pouvait aussi y arriver par une alimentation judicieusement dosée.

Le Dr Sears associe ces moments « de grâce » à un état hormonal en parfait équilibre, reflet de l’équilibre biochimique créé par l’alimentation. Alors comment y arriver? En s’assurant d’avoir toujours dans son assiette une protéine, végétarienne ou pas, des lipides de qualité pour avoir des Omega 3 en quantité et peu de glucides.

L’inflammation silencieuse, le mal du siècle

À mes yeux, c’est le premier chercheur qui articulait aussi clairement l’impact d’un déséquilibre alimentaire sur le mal fonctionnement du corps; sur l’inflammation silencieuse qui se crée et qui serait à l’origine de la majorité de nos bobos, petits et gros, incluant les problèmes cardiaques, l’arthrite, l’arthrose, cancer, la dépression, problèmes qui résultent d’une alimentation contenant trop de glucides (pâtes, patates, pain, etc.), pas assez de protéines ni de bons gras.

Cette notion d’inflammation silencieuse créée par l’alimentation a été un choc dans ma vie et c’est ainsi que j’ai réintroduit des protéines animales de qualité dans mon assiette.

Mon assiette à moi

Aujourd’hui la recherche continue de nourrir mon questionnement et cette notion d’inflammation silencieuse, précurseur de trop nombreuses maladies, est toujours au cœur de mes préoccupations. Aux conclusions du Dr Sears, j’ai ajouté celles du Dr Seignalet qui avait mis en évidence l’impact négatif du gluten et des protéines laitières sur l’inflammation silencieuse, et c’est ainsi que j’ai pu établir les bases d’une alimentation anti-inflammatoire via une cuisine joyeuse, gourmande, jazzée et qui ne fait pas de dégâts, ni dans mon corps, ni dans ma tête. Je me sens sur mon X.

25 ans plus tard…

Je n’aurais jamais pensé, après 25 ans de végétarisme, que la Vie m’amènerait là où je suis aujourd’hui et que j’aurais autant de plaisir à boire mon bouillon d’os, un bouillon que j’aime tellement que je vous partage la recette.

Cet article est présenté dans le Magazine VIVRE, Le magazine international pour améliorer sa qualité de vie. Pour en connaitre davantage, visitez le www.magazinevivre.com

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