Allergique au gazon vert

Bonjour! Désolée d’avoir été silencieuse depuis une semaine! J’ai mis du temps à me remettre du décalage horaire… Je reviens de trois belles semaines de voyage en Europe, d’où je vous ai d’ailleurs écrit les derniers articles (ce qui explique qu’il y ait eu quelques accents bizzaroïdes de temps en temps!). Vous me pardonnerez de ne pas vous l’avoir dit à ce moment mais… je ne trouvais pas que c’était une bonne idée d’écrire sur Internet que ma maison allait être vide pendant trois semaines! Comme m’y voici revenue, je n’ai plus de retenue!

Je tenterai d’intégrer bientôt un bouton qui vous permettra de suivre le fil RSS des commentaires reçus. Il commence à y avoir un peu d’action dans la catégorie « Vos expériences de séjour » et si la tendance se maintient, on peut y espérer quelques échanges amusants! De même, n’oubliez pas que vous avez toujours la possibilité de me poser des questions en laissant un commentaire à la catégorie « Vos questions« .

Dans un autre ordre d’idée, la nature commence sérieusement à célébrer le printemps et les amateurs de jardinage s’en donnent déjà à coeur joie. Comme le terrain de ma maison a été pas mal inondé récemment (les canards nageaient jusqu’au pied de ma galerie il y a encore quelques jours à peine!) je peux m’attendre à ce que le terrain soit passablement massacré cette année. Surtout qu’il y a deux gentils ratons laveurs qui ont décidé de s’y empiffrer de vers blancs…

Ces fameux verts blancs, (larves de hannetons), ennemi des pelouses dans la grande région entourant Montréal et qui sont le cauchemar de bien des banlieusards. Mais chez nous, ce sera tout simple et tout vert comme solution. On va leur régler leur cas vite fait aux coquins. Les vers blancs aiment le gazon? Exit le gazon! On passe au vert, au vrai : ce sera « trèfle à volonté »! On avait déjà commencé, à l’avant de la maison, l’an dernier et on était contents du résultat; on fera donc pareil sur tout le terrain cette année. De toutes façons, cette manie d’avoir des pelouses aux allures de terrain de golf (une manie qui va même jusqu’à devenir un symbole de réussite sociale!) est née là où est né le golf : en Écosse. Pas besoin d’un grand cours de météorologie pour deviner que le climat là-bas n’est pas le même qu’ici, notamment en ce qui a trait aux pluies. Pas étonnant que leurs campagnes soient si verdoyantes. Mais pas étonnant non plus qu’on ait à se donner tant de mal pour faire pousser ça ici. Ici, le gazon, il faut l’arroser (en gaspillant de l’eau potable, plus souvent qu’autrement), travailler pour l’aérer, l’engraisser, ensuite le tailler régulièrement (certaines tondeuses font du bruit et polluent) et lorsqu’on a fait tout ça et qu’il est pétant de santé, les vers blancs viennent le bouffer par la racine, quand ce ne sont pas les moufettes et les ratons qui viennent bouffer les vers en laissant des trous partout. Ouf!

Donc, pour régler le problème une fois pour toutes, il suffit d’abandonner le gazon et de le remplacer par autre chose! Et le trèfle joue cette mission à merveille : peu exigeant, il s’arrange tout seul et tapisse la pelouse de quelques jolies fleurs en prime, en plus de nourrir la terre (au lieu de l’appauvrir). C’est déjà trois à zéro pour le trèfle!

Le Spa Eastman fait ça depuis toujours. Sur les grands espaces entre les pavillons ou les jardins, le seul soin apporté est l’aération en début de saison. Autrement, c’est la nature qui mène! Et si, au coeur de l’été, des parcelles de gazon se meurent, le trèfle, déjà très présent, s’assure de verdir le paysage.

Il faut aussi voir les jardins, au coeur de l’été, pour comprendre qu’il y a moyen de jardiner au naturel avec de superbes résultats. Aussi, pour ceux d’entre vous qui connaissez les lieux, sachez que tout ce qui pousse dans les jardins situés entre le pavillon principal est l’étang y est cultivé autant pour ses qualités esthétiques que pour ses utilités. Dans ces jardins, les fleurs et les fougères sont comestibles, les herbes sont utilisées à la cuisine ou en tisanes, et les légumes et petits fruits se retrouvent évidemment dans les assiettes.

Alors tant qu’à relaxer tout en jardinant, pourquoi ne pas en profiter pour choisir des trucs qu’on pourra manger? L’an dernier, mon père s’est fait un tout petit jardin (bio, par la force des choses parce qu’il n’a mis aucun engrais, qu’il arrache les mauvaises herbes et qu’il élimine les bibittes à la main!). À la fin de la saison, il m’a refilé sans doute pas loin d’une dizaine de plants de basilic avec lesquels je me suis fait le meilleur pesto au monde! J’ai congelé ça en petits cubes et j’en échappe un de temps en temps dans mes sauces ou sur mes pizzas maison : un pur délice! 

Alors voilà, c’est décidé : cette année, ce sera du trèfle au parterre, quelques fines herbes dans les bacs à fleurs et un petit coin potager. Pour le reste, en échange d’une petite dose de mon compost maison, mes fidèles vivaces se chargeront de colorer le décor, sans efforts!

Lucie
p.s. si vous voulez quelques trucs pour que votre terrain soit vraiment « vert », vous pouvez jeter un coup d’oeil là-dessus : pelouse écologique.

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Un commentaire pour “Allergique au gazon vert”

  1. Bonjour,

    C,est ma 2ème année où je viens passer le week-end de l’action de Grâce ici, car mon mari part pous la chasse à l’extérieur, alors j’ai pris pour acquis que ce serait chaque année une fin de semaine de Spa pour moi. C’est super et je reviendrai, mais le seul bémol, c,est que l’atelier du samedi soir (Écriture sensoriel) était le même que j,avais vécu l’année passée…….C’est un super d’atelier, mais j,ai dû réécouter la même histoire et j,aurais vraiment apprécié vivre une autre atelier. VIVEMENT que l,an prochain les ateliers soient différents à cette même fin de semaine pour que je puisse connâitre autre chose. Pour le reste c’était super! Merci d’en prendre considération.

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