Optimiser ce grand laboratoire que je suis

-par Jocelyna Dubuc

Il y a des rencontres qui marquent nos vies… Depuis 50 ans, après avoir exploré différentes approches qui m’apportaient du bien-être, la rencontre avec les écrits du docteur Seignalet a été comme un coup de tonnerre, ou plutôt un coup de foudre dans ma vie.

Lorsqu’on m’a offert son livre L’alimentation ou la troisième médecine, j’étais loin d’imaginer qu‘il transformerait ma vie, moi qui pensais bien manger avec ma baguette de blé entier au levain et mon petit fromage de chèvre bio!

Tout se joue au niveau de l’intestin

À l’époque je faisais de la fibromyalgie. J’avais fait une cure de jus vert et j’en étais sortie rayonnante, mais doucement certains symptômes étaient revenus. Bon c’est aussi ça vieillir, mais… qui m’aurait dit qu’en enlevant certains produits comme le gluten et en en introduisant d’autres, comme les bons gras, plusieurs symptômes de la fibromyalgie disparaîtraient.

Le Dr Seignalet était un chercheur français, médecin, chirurgien, rhumatologue et aussi ami du docteur Kousmine, cette grande dame qui nous a fait manger de la crème budwig dans les années 80,90. Ces deux chercheurs avaient l’intuition que la majorité de nos problèmes de santé venaient d’un intestin qui, étant devenu trop perméable, laissait passer des molécules dans notre sang qui n’auraient jamais dû se retrouver là. Cela engendrait un état d’alerte dans le corps qui, selon la génétique de chacun, provoquait dans un premier temps une inflammation silencieuse qui dégénérait ensuite en différents problèmes de santé : maux de tête, menstruations douloureuse, arthrite, arthrose, cancer, etc.

Aliments dénaturés, santé fragilisée

L’équation était claire pour ces deux médecins : la vie s’étant développée sur des millions d’années, aujourd’hui avec une alimentation complètement dénaturée, le corps n’arrive plus à digérer ces nouvelles molécules sans se fragiliser dangereusement.

Alors que dans les années 40 les huiles étaient extraites à chaud avec des produits chimiques, le Dr Kousmine développa son approche en intégrant des huiles biologiques pressées à froid. Ces huiles contenaient notamment des oméga-3 qui permettaient à la paroi de l’intestin de retrouver une perméabilité naturelle, sans être « hyperperméable » et donc de jouer pleinement son rôle de protection.

De quoi mon corps a-t-il vraiment besoin?

De son côté, et afin de vérifier ses pistes de recherches, le Dr Seignalet demanda à ses confrères de lui référer les patients désespérés pour qui les médicaments ne faisaient plus effet. C’est ainsi qu’il a testé plus de 2500 patients durant plus de 20 ans. Comptant plus de 115 maladies différentes, 91 furent en rémission à plus de 80 %. Aucun médicament, ni aucune pilule n’aurait jamais plus arriver à de tels résultats.

Son intuition scientifique l’amena à penser que le corps s’était développé au fil de milliers d’années à partir d’une alimentation très spécifique et c’est en s’inspirant de la façon dont les gens s’alimentaient à cette époque qu’il a composé un régime qu’il appela l’alimentation ancestrale et qu’il renomma plus tard l’alimentation hypotoxique.

L’alimentation des cueilleurs/chasseurs?

On parle ici de l’alimentation des cueilleurs/chasseurs d’il y a presque 20 000 ans et plus. Que mangeaient-ils? Comment le corps s’est-il développé pour que les enzymes, les bactéries et la digestion lui permette d’utiliser les aliments qu’il consomme pour que tous ses organes soient optimisés dans leur fonctionnement? La question que je me suis alors posée a été : « Tous nos symptômes, toutes nos douleurs, ne serait-ce pas là la manifestation d’une alimentation devenue au fil des années complètement inadaptée? »

Je vous entends dire : « C’est donc bien compliqué tout ça! » Mais n’est-ce pas plus compliqué d’être malade, de ne pas être en forme ou de mal vieillir? Ça ne serait pas mieux de prendre un peu de temps pour s’assurer d’avoir un corps en santé? Alors, pourquoi ne pas rester curieux, s’informer, expérimenter et sentir l’effet de nos aliments sur notre « laboratoire »?

Diminuer les glucides, augmenter les bons gras

Aujourd’hui, on parle de plus en plus de la réhabilitation des bons gras dans notre alimentation, incluant les gras saturés. On parle aussi d’une diminution importante de notre consommation de glucides (sucre) sous toutes ses formes. Pourquoi? Parce que, entre autres, les cellules de notre cerveau sont composées à approximativement de 75 % de gras et elles ont absolument besoin des acides gras essentiels contenus dans nos aliments pour être en mesure de les synthétiser par elles-mêmes! C’est à nous de leur fournir.

En parallèle, on a découvert que les cellules cancéreuses carburent aux glucides et qu’en coupant ceux-ci sous toutes leurs formes et en augmentant notre consommation de bons gras, on asphyxie les cellules cancéreuses tout en permettant aux cellules saines de bien fonctionner.

Quels gras choisir?

Certains pourront se demander : « Mais pourquoi est-ce que je couperais les glucides et que j’augmenterais les bons gras? Après tout je n’ai pas le cancer! Ce n’est donc pas pour moi! » Mais faut-il attendre que notre santé se dégénère jusqu’à l’irréversible pour commencer à se questionner sur ce dont notre corps a besoin pour nous garder en santé?

Quels sont ces bons gras dont nous devons augmenter la consommation : huiles d’olive, d’avocat et de noix de coco, beurre, noix, poissons gras, avocats, olives, mayonnaise maison.

Ma Vie a bien meilleur goût!

Mon expérience m’a prouvé qu’en augmentant le gras et en diminuant les glucides, non seulement j’ai vu disparaître certains symptômes désagréables, mais j’ai gagné sur le plan de la qualité de mon énergie mentale, ma capacité de concentration s’est nettement améliorée et j’ai retrouvé cette délicieuse sensation d’être enfin sur mon X. Et entre vous et moi, une fois là, la Vie a bien meilleur goût.

Références

  1.  L’alimentation ou la troisième médecine, Jean Seignalet, Rocher, 2012
  2. Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus… Dre Catherine Kousmine, Tchou, 2002
  3. Une alimentation ciblée pour préserver et retrouver la santé de l’intestin, Jacqueline Lagacé, Fides, 2016

Cet article est présenté dans le Magazine VIVRE, Le magazine international pour améliorer sa qualité de vie. Pour en connaitre davantage, visitez le www.magazinevivre.com

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